Près de 95 % des cancers du poumon se développent après 50 ans : c’est pourquoi nous vous invitons à participer au programme de dépistage organisé à partir de cet âge.
Tout savoir sur les dépistages des cancers et les réaliser
Dépistage du cancer du poumonJe m’informe sur le cancer du poumon
Un cancer du poumon, c’est quoi ?
Un cancer du poumon, aussi appelé cancer bronchique ou cancer
bronchopulmonaire, est une maladie des cellules des bronches ou des cellules qui tapissent les alvéoles pulmonaires.
Il se développe à partir d’une cellule initialement normale qui se transforme et se multiplie de façon anarchique, jusqu’à former une masse appelée tumeur maligne.
Il existe deux principaux types de cancers du poumon en fonction de
l’origine des cellules dont ils sont issus : les cancers bronchiques non à petites cellules (CBNPC), qui représentent près de 85 % des cancers du poumon, et les cancers bronchiques à petites cellules (CBPC), qui représentent près de 15 % des cancers du poumon. Les cancers non à petites cellules se subdivisent ensuite en plusieurs sous-catégories ou types histologiques (types de cellules impliquées), dont la plus fréquente
actuellement est l’adénocarcinome.
Le cancer du poumon est une maladie qui évolue tout d’abord silencieusement. Lorsque les symptômes apparaissent, le cancer du poumon est déjà à un stade avancé et le traitement devient alors plus complexe.
Le tabagisme reste le principal facteur de risque de développer un cancer du poumon : il est responsable de près de 8 cas sur 10 diagnostiqués.

C’est un cancer qui se guérit ?
Le cancer du poumon peut être guéri, surtout s’il est détecté à un stade précoce. Lorsque les symptômes commencent à apparaître, le cancer du
poumon est déjà à un stade avancé et les traitements deviennent alors
plus complexes.
Trois types de traitements sont utilisés, seuls ou associés les uns aux
autres : la chirurgie, la radiothérapie et les traitements médicamenteux
(chimiothérapie conventionnelle, thérapies ciblées, immunothérapies
spécifiques).
Le choix du protocole thérapeutique est adapté à chaque personne.
Il dépend des caractéristiques du cancer (l’endroit où il est situé, son type histologique (c’est-à-dire le type de cellules impliquées), de son stade (c’est-à-dire son degré d’extension) et des caractéristiques du patient (âge, état général, antécédents).
L’espérance de vie 3 ans après le diagnostic d’un cancer du poumon varie selon le stade de la maladie auquel elle a été détectée : pour les cancers de stade 1, elle est de 84 %, pour les cancers de stade 2, de 66 % et de 21 % pour les stades avancés.
Le dépistage est donc crucial pour augmenter les chances de guérison.
Le cancer du poumon peut être détecté à un stade précoce à l’aide d’un scanner thoracique à faible dose. À ce stade précoce (stade I), les traitements sont généralement plus efficaces. On peut notamment proposer une chirurgie pour retirer la tumeur car elle est petite et les cellules cancéreuses sont localisées dans une seule zone du poumon. Sur 100 personnes atteintes d’un cancer du poumon détecté au stade I, 84 personnes sont en vie 3 ans après le diagnostic.
Quels sont les symptômes ?
Les symptômes d’un cancer du poumon ne sont pas spécifiques,
c’est-à-dire qu’ils peuvent évoquer d’autres maladies.
Les symptômes fréquents combinent des problèmes respiratoires et une altération inexpliquée de votre état général :
Si ces symptômes persistent, en particulier si vous fumez ou si vous avez fumé (même si vous avez arrêté de fumer depuis de nombreuses années), il est important de consulter votre médecin pour qu’il vous oriente vers un pneumologue ou un oncologue.
Quels sont les principaux facteurs de risque
de ce cancer ?
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L’âge
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Le tabagisme
Le tabac est le premier facteur de risque du cancer du poumon. Il est responsable de plus de 8 cancers du poumon sur 10.
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D’autres facteurs environnementaux ou professionnels
sont reconnus comme cancérogènes pour les poumons, c’est-à-dire comme pouvant être à l’origine du développement de cancers du poumon. Il s’agit par exemple de l’amiante,
des émanations des véhicules diesel, des hydrocarbures aromatiques polycycliques, de la silice, du cadmium, de certains rayonnements ionisants, du radon et de la pollution
atmosphérique.
La notion de risque implique qu’une personne qui est exposée à un ou plusieurs facteurs de risque a une plus forte probabilité d’avoir un cancer, même si elle peut ne jamais développer un cancer du poumon. Inversement, il est possible qu’une personne n’ayant jamais fumé soit touchée par un cancer du poumon.
Chiffres clés
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1ercancer le plus meurtrier en France
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Près de30 900décès par an
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Près de53 000nouveaux cas diagnostiqués par an
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95%des cas se déclarent après 50 ans
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