Je fais mon dépistage

Tout savoir sur les dépistages des cancers et les réaliser

Dépistage du cancer du poumon

Le dépistage du cancer du poumon,
à quoi ça sert ?

Le dépistage du cancer du poumon permet de détecter la maladie à un stade précoce, avant l’apparition des symptômes, de façon à ce qu’un traitement plus efficace soit possible. Cela augmente considérablement les chances de guérison et réduit le risque de mortalité lié à ce cancer.

Qui est concerné ?

Le dépistage du cancer du poumon est destiné aux personnes présentant un risque élevé de développer cette maladie.
Voici les critères pour être concerné :

• Âge – Être âgé de 50 à 74 ans.
• Tabagisme – Être fumeur actuel ou ancien fumeur, ayant arrêté depuis 15 ans et moins.
• Consommation de tabac – Avoir une consommation cumulée de :
au moins 20 paquets année *
OU plus de 15 cigarettes (ou équivalent) par jour pendant plus de 25 ans
OU plus de 10 cigarettes (ou équivalent) par jour pendant plus de 30 ans.

La consommation de cigarettes roulées, de cigarillos, de cigares, fumer ou avoir fumé la pipe ou la chicha sont également à prendre en compte.

Évaluer sa consommation peut être difficile. N’hésitez pas à vous faire aider :

Ces critères permettent d’identifier les personnes pour qui le dépistage est le plus bénéfique, en raison de leur forte exposition aux facteurs de risque.

* Un paquet année correspond à la consommation d’un paquet de 20 cigarettes manufacturées (non roulées manuellement) par jour pendant un an ou deux paquets par jour pendant 6 mois.

Comment ça fonctionne ?

Le dépistage repose sur la réalisation d’un scanner thoracique à faible dose, sans injection, réalisé par un radiologue agréé. Cet examen est rapide, indolore et permet de visualiser les poumons pour détecter d’éventuelles anomalies.

En complément, il est proposé, pour les fumeurs, un accompagnement à l’arrêt du tabac (consultation, prescription de substituts nicotiniques, suivi…). Selon des études internationales, cette combinaison permet de diminuer la mortalité par cancer du poumon de 20 % (Études NLST et NELSON).

Pourquoi à partir de 50 ans ?

Le dépistage est recommandé à partir de 50 ans pour les personnes à risque, car c’est à cet âge que la possibilité de développer un cancer du poumon commence à augmenter significativement. Il est proposé jusqu’à 74 ans.

Des études internationales ont été menées dans cette population et la démonstration de l’efficacité a été faite pour cette catégorie d’âge.

Quelles sont les limites du dépistage ?

  • FAUX NÉGATIF :
    Un résultat négatif indique qu’aucune anomalie n’a été détectée.

    Or, une anomalie suspecte, voire un cancer, peut ne pas avoir été repérée. Il s’agit alors d’un résultat ”faux négatif”.

    FAUX POSITIF :

    Un résultat positif indique la présence d’une anomalie considérée comme suspecte.

    Dans la plupart des cas, il ne s’agit pas d’un cancer. On parle alors d’un résultat “faux positif”.

    Ce sont les examens complémentaires qui permettront d’écarter le risque de cancer.

    Cette situation n’est pas rare. Tous les scanners de dépistage positifs ne sont pas des cancers !

    On considère que, sur 10 scanners positifs, 6 sont des cancers et 4 des faux positifs.

  • C’est un cancer qui survient entre 2 dépistages. Cette situation est rare.

    Il est recommandé de consulter un médecin ou un pneumologue si des symptômes persistants surviennent avant un prochain scanner.

    Voir les symptômes

  • Le scanner expose à des rayons X et une exposition répétée peut parfois entraîner l’apparition d’un cancer.
    Mais le scanner à faible dose, méthode utilisée dans le cadre du dépistage du cancer du poumon, limite l’exposition aux rayonnements ionisants, tout en permettant une détection précoce des lésions.

  • Il arrive parfois que l’on diagnostique et traite un cancer qui n’aurait pas ou peu évolué et qui n’aurait pas été détecté en l’absence de dépistage.

    Dans l’état actuel des connaissances scientifiques, le diagnostic ne permet pas de distinguer les cancers qui vont évoluer – qui sont majoritaires – de ceux qui évolueront peu ou qui n’auront pas de conséquences.

    Pour ces cancers, qui n’auraient pas été découverts en l’absence de scanner, on parle de “surdiagnostic”.

    Le surdiagnostic peut de ce fait générer du surtraitement. Les chercheurs travaillent actuellement à identifier les cancers susceptibles d’être peu évolutifs pour proposer des traitements et des suivis adaptés.

  • Ces états émotionnels peuvent être ressentis avant la réalisation du dépistage, dans l’attente des résultats, en cas de résultat indéterminé ou de besoin d’analyses complémentaires.

Il est considéré que les bénéfices potentiels d’une détection précoce et d’un traitement efficace l’emportent sur ces limites, surtout pour les personnes à haut risque, comme les fumeurs et ex-fumeurs.

Vous souhaitez participer ?

Informez-vous sur le programme pilote de dépistage du cancer du poumon.

Site du programme IMPULSION depistage-cancer-poumon.fr
Numéro du centre d’appel 3433